{"id":3432,"date":"2021-11-02T17:01:02","date_gmt":"2021-11-02T16:01:02","guid":{"rendered":"https:\/\/www.cvs-avocats.com\/egalime-2-principales-nouveautes\/"},"modified":"2021-11-02T17:01:02","modified_gmt":"2021-11-02T16:01:02","slug":"egalime-2-principales-nouveautes","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.cvs-avocats.com\/fr\/egalime-2-principales-nouveautes\/","title":{"rendered":"Loi EGALIM 2 : les principales nouveaut\u00e9s \u00e0 retenir"},"content":{"rendered":"<div class=\"section__body\">\n<div class=\"block-strong-text\">\n<p><p><strong>La loi Egalim 2 vient d&rsquo;&ecirc;tre adopt&eacute;e et certaines de ses dispositions entrent en vigueur imm&eacute;diatement. Quels changements sont &agrave; pr&eacute;voir pour les acteurs des fili&egrave;res agro-alimentaire et petfood ?<\/strong> <strong>D&eacute;cryptage.<\/strong><\/p>\n<\/p><\/div>\n<article class=\"article-normal\">\n<div class=\"article__entry\">\n<p>La Loi visant &agrave; prot&eacute;ger la r&eacute;mun&eacute;ration des agriculteurs (dite Egalim 2) vient d&#039;&ecirc;tre promulgu&eacute;e. Cette loi a pour ambition de permettre une&nbsp;<strong>meilleure r&eacute;partition de la valeur tout au long de la cha&icirc;ne agro-alimentaire afin d&rsquo;assurer aux agriculteurs une plus juste r&eacute;mun&eacute;ration de leur travail.&nbsp;<\/strong><\/p>\n<p>Cette ambition n&rsquo;est pas nouvelle. Voil&agrave; plusieurs ann&eacute;es que le l&eacute;gislateur t&acirc;tonne, pris entre une tentation d&rsquo;intervenir pour soutenir les agriculteurs et une volont&eacute; de rester dans une &eacute;conomie lib&eacute;rale. Force est toutefois de constater qu&rsquo;avec cette nouvelle loi, le l&eacute;gislateur va nettement plus loin que tout ce qui a &eacute;t&eacute; envisag&eacute; auparavant en cherchant &agrave; &laquo; sanctuariser &raquo; les prix agricoles dans les n&eacute;gociations entre acteurs avals de la fili&egrave;re. La mise en &oelig;uvre de ce principe va apporter d&rsquo;importants changement &agrave; tous les niveaux de la cha&icirc;ne.&nbsp;<\/p>\n<\/p><\/div>\n<\/article>\n<article class=\"article-normal\">\n<div class=\"article__head\">\n<h2 class=\"article__title\">\n                    A l\u2019amont, la contractualisation est rendue obligatoire<br \/>\n                <\/h2>\n<\/p><\/div>\n<div class=\"article__entry\">\n<p>Jusqu&rsquo;&agrave; pr&eacute;sent, la contractualisation entre producteurs agricoles et premiers acheteurs &eacute;tait encourag&eacute;e mais demeurait facultative, sauf dans la fili&egrave;re laiti&egrave;re o&ugrave; elle a &eacute;t&eacute; rendue obligatoire d&egrave;s 2010. Avec la loi Egalim 2, la contractualisation devient obligatoire dans toutes les fili&egrave;res<strong>&nbsp;<\/strong>(&agrave; l&rsquo;exception de la fili&egrave;re sucri&egrave;re) tout en laissant n&eacute;anmoins la possibilit&eacute;, aux interprofessions qui le souhaitent, de pouvoir sortir du dispositif.&nbsp;<\/p>\n<p>Cela signifie qu&rsquo;en principe, toute vente de produits agricoles quels qu&rsquo;ils soient, par un producteur agricole &agrave; l&rsquo;un de ses acheteurs, qu&rsquo;il soit un distributeur, un industriel ou m&ecirc;me un restaurateur, devra en principe &ecirc;tre formalis&eacute; par &eacute;crit. &nbsp;Ces contrats devront respecter le formalisme qui leur est impos&eacute; par le Code rural et de la p&ecirc;che maritime et, notamment, contenir des indicateurs de co&ucirc;t de production en agriculture qui devront ensuite &ecirc;tre repris dans les contrats successifs qui seront conclus tout au long de la cha&icirc;ne, jusqu&rsquo;au consommateur.<\/p>\n<\/p><\/div>\n<\/article>\n<article class=\"article-normal\">\n<div class=\"article__head\">\n<h2 class=\"article__title\">\n                    Une obligation de transparence accrue pour tous fournisseurs de produits alimentaires et de petfood<br \/>\n                <\/h2>\n<\/p><\/div>\n<div class=\"article__entry\">\n<p>Les fournisseurs de produits alimentaires et de produits destin&eacute;s &agrave; l&rsquo;alimentation des animaux de compagnie auront d&eacute;sormais l&rsquo;obligation de communiquer &agrave; leurs clients, via leurs conditions g&eacute;n&eacute;rales de vente, des informations pr&eacute;cises sur la part que repr&eacute;sentent les mati&egrave;res premi&egrave;res agricoles, tout &agrave; la fois dans la composition de leurs produits et dans leurs tarifs.&nbsp;<\/p>\n<p>C&rsquo;est sur la base de ces informations que la part du prix des mati&egrave;res premi&egrave;res agricoles et alimentaires dans le tarif du fournisseur devra &ecirc;tre isol&eacute;e afin que les n&eacute;gociations entre fournisseurs et acheteurs ne portent que sur les autres composantes du tarif et que la r&eacute;mun&eacute;ration des agriculteurs soit (en th&eacute;orie du moins) pr&eacute;serv&eacute;e.<\/p>\n<\/p><\/div>\n<\/article>\n<article class=\"article-normal\">\n<div class=\"article__head\">\n<h2 class=\"article__title\">\n                    Un formalisme renforc\u00e9 \u00e0 l\u2019aval<br \/>\n                <\/h2>\n<\/p><\/div>\n<div class=\"article__entry\">\n<p>Jusqu&rsquo;&agrave; pr&eacute;sent, seules les relations entre fournisseurs et distributeurs (donnant lieu &agrave; une revente en l&rsquo;&eacute;tat des produits) faisaient l&rsquo;objet d&rsquo;un formalisme sp&eacute;cifique impos&eacute; par le Code de commerce, avec une obligation de conclure une convention &eacute;crite annuelle, biennale ou triennale au plus tard le 1er mars.<\/p>\n<p>Pour les fournisseurs de produits alimentaires et de petfood, cette obligation s&rsquo;imposera d&eacute;sormais non seulement dans leurs relations avec leurs clients distributeurs mais &eacute;galement avec tous les autres clients (industriels, restaurateurs, etc. &agrave; l&rsquo;exclusion des grossistes).<\/p>\n<p>Outre le fait que ces relations devront &ecirc;tre syst&eacute;matiquement formalis&eacute;es par &eacute;crit avant la date butoir du 1er mars, ces conventions devront en outre comporter une clause de r&eacute;vision automatique du prix afin de tenir compte de la variation du co&ucirc;t de la mati&egrave;re premi&egrave;re agricole entrant dans la composition des produits en cause.&nbsp;<\/p>\n<p>Le formalisme des contrats de fabrication de produits &agrave; marque de distributeur (dit produits MDD) se trouvera lui aussi nettement renforc&eacute;. Comme les conventions portant sur des produits de marques nationales, les contrats MDD devront eux aussi comporter une<strong>&nbsp;clause de r&eacute;vision automatique du prix<\/strong>.&nbsp;<\/p>\n<p>Ces clauses de r&eacute;vision automatique devront, chaque fois que cela sera possible, prendre en compte les indicateurs de co&ucirc;ts de production qui auront &eacute;t&eacute; mentionn&eacute;s dans le contrat conclu entre le producteur agricole et son premier acheteur.&nbsp;<\/p>\n<p>La boucle est ainsi boucl&eacute;e, &agrave; tout le moins sur le papier. On peut en effet se demander si la complexit&eacute; des m&eacute;canismes envisag&eacute;s ne risque pas de porter atteinte &agrave; leur efficacit&eacute;.&nbsp;<\/p>\n<\/p><\/div>\n<\/article><\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La loi Egalim 2 vient d&rsquo;&ecirc;tre adopt&eacute;e et certaines de ses dispositions entrent en vigueur imm&eacute;diatement. Quels changements sont &agrave; pr&eacute;voir pour les acteurs des fili&egrave;res agro-alimentaire et petfood ? D&eacute;cryptage. La Loi visant &agrave; prot&eacute;ger la r&eacute;mun&eacute;ration des agriculteurs (dite Egalim 2) vient d&#039;&ecirc;tre promulgu&eacute;e. Cette loi a pour ambition de permettre une&nbsp;meilleure r&eacute;partition [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":0,"featured_media":3433,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"footnotes":""},"categories":[15],"tags":[],"class_list":["post-3432","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-publications"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.cvs-avocats.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3432","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.cvs-avocats.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.cvs-avocats.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cvs-avocats.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=3432"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.cvs-avocats.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3432\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cvs-avocats.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/3433"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.cvs-avocats.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=3432"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cvs-avocats.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=3432"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cvs-avocats.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=3432"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}