{"id":2814,"date":"2020-02-18T09:02:47","date_gmt":"2020-02-18T08:02:47","guid":{"rendered":"https:\/\/www.cvs-avocats.com\/droit-social-actualite-jurisprudentielle-janvier-fevrier-2020\/"},"modified":"2020-02-18T09:02:47","modified_gmt":"2020-02-18T08:02:47","slug":"droit-social-actualite-jurisprudentielle-janvier-fevrier-2020","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.cvs-avocats.com\/fr\/droit-social-actualite-jurisprudentielle-janvier-fevrier-2020\/","title":{"rendered":"Droit social : Toute l&rsquo;actualit\u00e9 jurisprudentielle de janvier et f\u00e9vrier 2020"},"content":{"rendered":"<div class=\"section__body\">\n<article class=\"article-normal\">\n<div class=\"article__head\">\n<h2 class=\"article__title\">\n                    1\/ Vers la fin du feuilleton sur la conformit\u00e9 du bar\u00e8me &quot;Macron&quot;, et son plafonnement des dommages et int\u00e9r\u00eats pour licenciement sans cause r\u00e9elle et s\u00e9rieuse, aux trait\u00e9s internationaux dont la France est signataire ?<br \/>\n                <\/h2>\n<\/p><\/div>\n<div class=\"article__entry\">\n<p style=\"margin-left:0cm;margin-right:0cm;text-align:justify\"><span style=\"color:black\">Depuis maintenant plus d&rsquo;un an, on ne compte plus le nombre de&nbsp;Conseils de prud&rsquo;hommes&nbsp;ayant d&eacute;cid&eacute; d&#039;&eacute;carter l&rsquo;application du plafonnement des dommages et int&eacute;r&ecirc;ts pour licenciement sans cause r&eacute;elle et s&eacute;rieuse (&laquo;&nbsp; bar&egrave;me Macron&nbsp;&raquo;) pr&eacute;vu &agrave; l&rsquo;article L.1235-3 du code du travail issu de l&rsquo;Ordonnance n&deg;2017-1387 du 22 septembre 2017, au motif qu&#039;il m&eacute;conna&icirc;trait, notamment, l&rsquo;article 24 de la Charte sociale europ&eacute;enne et l&rsquo;article 10 de la Convention 158 de l&#039;Organisation Internationale du Travail reconnaissant aux travailleurs licenci&eacute;s sans motifs valables le droit &agrave; une indemnit&eacute; ad&eacute;quate et appropri&eacute;e.<\/span><\/p>\n<p style=\"margin-left:0cm;margin-right:0cm;text-align:justify\"><strong><span style=\"color:black\">En r&eacute;gion Auvergne Rh&ocirc;ne Alpes<\/span><\/strong><span style=\"color:black\">, <strong>trois d&eacute;cisions remarqu&eacute;es rendues par les Conseil de prud&rsquo;hommes de Lyon et Grenoble ont en effet d&eacute;cider d&rsquo;en &eacute;carter l&rsquo;application.<\/strong> &nbsp;(<em>Conseil de prud&#039;hommes de Lyon, 21 d&eacute;cembre 2018, n&deg;RG 18\/01238&nbsp;<\/em>; <em>Conseil de prud&#039;hommes de Grenoble, 18 janvier 2019, n&deg;RG 18\/00989 &nbsp;<\/em>et <em>4 f&eacute;vrier 2019, n&deg;RG 18\/01050 )<\/em><\/span><\/p>\n<p style=\"margin-left:0cm;margin-right:0cm;text-align:justify\"><span style=\"color:black\">Les avis rendus par la Cour de cassation&nbsp;le 17 juillet 2019 (Avis Cass. 17 juillet 2019, n&deg; 15012 et 15013) en r&eacute;ponse aux demandes d&rsquo;avis des Conseils de prud&rsquo;hommes de Louviers et Toulouse concluant &agrave; la compatibilit&eacute; du&nbsp;bar&egrave;me &laquo;&nbsp;<em>Macron<\/em>&nbsp;&raquo; avec l&rsquo;article 10 de la Convention 158 de l&rsquo;OIT <u>n&rsquo;ont pas mis fin &agrave; cette fronde, certains juges du premier degr&eacute; refusant de s&rsquo;aligner sur cette position.<\/u>&nbsp;<\/span><\/p>\n<p style=\"margin-left:0cm;margin-right:0cm;text-align:justify\"><span style=\"color:black\">A titre d&rsquo;exemple, <strong>le Conseil de prud&#039;hommes de Grenoble par jugement rendu le 22 juillet 2019<\/strong> (n&deg;RG 18\/00267) n&rsquo;a pas fait application du bar&egrave;me &laquo;&nbsp;<em>Macron<\/em>&nbsp;&raquo; en consid&eacute;rant que&nbsp;: <\/span><\/p>\n<\/p><\/div>\n<\/article>\n<div class=\"testimonials-simple\">\n<div class=\"testimonials__body\">\n<div class=\"slider-testimonials-simple js-slide-counter\">\n<div class=\"swiper-container\">\n<div class=\"swiper-wrapper\">\n<div class=\"swiper-slide\">\n<div class=\"testimonial-simple\">\n<blockquote><p>\n                                            \u00ab Au regard de l\u2019anciennet\u00e9 de Madame X au sein de l\u2019entreprise soit 11 ans et 11 mois, de son \u00e2ge (55 ans au jour de son licenciement), de sa r\u00e9mun\u00e9ration, de sa qualification et de son souhait affich\u00e9 de monter dans la hi\u00e9rarchie, projet totalement interrompu par ce licenciement, ainsi que de la perte pour la salari\u00e9e de pouvoir b\u00e9n\u00e9ficier de l\u2019allocation de fin de carri\u00e8re, outre les circonstances m\u00eame de la rupture, le pr\u00e9judice r\u00e9el subi par le salari\u00e9 licenci\u00e9 est sup\u00e9rieur \u00e0 cette fourchette.<br \/>\nLa v\u00e9ritable ad\u00e9quation des indemnit\u00e9s serait de retenir une somme de 35\u202f000 \u20ac net. Cette somme apparaissant sup\u00e9rieure \u00e0 ce que permet l\u2019application du bar\u00e8me annex\u00e9 \u00e0 l\u2019article L.1235-3 du Code du travail dans la pr\u00e9sente esp\u00e8ce, ce bar\u00e8me devra \u00eatre \u00e9cart\u00e9 afin de permettre une r\u00e9paration ad\u00e9quate du pr\u00e9judice de la salari\u00e9e, conform\u00e9ment aux dispositions de l\u2019article 10 de la convention n\u00b0158 de l\u2019OIT. \u00bb\n                                        <\/p><\/blockquote><\/div>\n<\/p><\/div>\n<\/p><\/div>\n<\/p><\/div>\n<div class=\"swiper-pagination swiper-pagination--red\"><\/div>\n<\/p><\/div>\n<\/p><\/div>\n<\/p><\/div>\n<article class=\"article-normal\">\n<div class=\"article__entry\">\n<p style=\"margin-left:0cm;margin-right:0cm;text-align:justify\"><span style=\"color:black\">La Cour d&rsquo;appel de Reims dans son arr&ecirc;t rendu le 25 septembre 2019 a, quant &agrave; lui, jug&eacute; le bar&egrave;me &laquo;&nbsp;<em>Macron<\/em> &raquo; conforme aux textes internationaux, mais a admis la possibilit&eacute; pour le juge de ne pas l&rsquo;appliquer, sur demande du salari&eacute;, s&rsquo;il ne permettait pas de lui assurer une indemnisation ad&eacute;quate.<\/span><\/p>\n<p style=\"margin-left:0cm;margin-right:0cm;text-align:justify\">La Cour d&rsquo;appel de Paris dans un arr&ecirc;t moins argument&eacute; rendu le 30 octobre 2019 s&rsquo;est rang&eacute; aux avis rendus par la Cour de cassation en <span style=\"color:black\">jugeant le bar&egrave;me des indemnit&eacute;s pour licenciement sans cause r&eacute;elle et s&eacute;rieuse compatible avec l&rsquo;article 10 de la convention 158 de l&rsquo;OIT. Ainsi, la Cour d&rsquo;appel de Paris, contrairement &agrave; la Cour d&rsquo;appel de Reims ne pr&eacute;voit pas la possibilit&eacute; pour le juge de d&eacute;roger au bar&egrave;me lorsque l&rsquo;indemnisation qui y est pr&eacute;vue appara&icirc;t inappropri&eacute;e au cas particulier.<\/span><\/p>\n<p style=\"margin-left:0cm;margin-right:0cm;text-align:justify\"><strong>Une br&egrave;che semble donc rester ouverte pour donner au salari&eacute; la possibilit&eacute; de demander une indemnisation au-del&agrave; du bar&egrave;me tenant compte de sa situation particuli&egrave;re.<\/strong><\/p>\n<p style=\"margin-left:0cm;margin-right:0cm;text-align:justify\">Attendons d&eacute;sormais que la Cour de Cassation se prononce dans le cadre plus ordinaire de son pouvoir juridictionnel en rendant son premier arr&ecirc;t&hellip;<\/p>\n<\/p><\/div>\n<\/article>\n<article class=\"article-normal\">\n<div class=\"article__head\">\n<h2 class=\"article__title\">\n                    2\/ \u00c9largissement du p\u00e9rim\u00e8tre du pr\u00e9judice d&#039;anxi\u00e9t\u00e9 par la Cour de cassation<br \/>\n                <\/h2>\n<\/p><\/div>\n<div class=\"article__entry\">\n<p style=\"margin-left:0cm;margin-right:0cm;text-align:justify\">Par un premier arr&ecirc;t rendu en assembl&eacute;e pl&eacute;ni&egrave;re le 5 avril 2019, la Cour de cassation est revenue sur sa jurisprudence limitant aux seuls salari&eacute;s des &eacute;tablissements inscrits sur les listes ACAATA la possibilit&eacute; d&rsquo;agir en r&eacute;paration du pr&eacute;judice d&rsquo;anxi&eacute;t&eacute; cons&eacute;cutif &agrave; leur exposition &agrave; l&rsquo;amiante.<\/p>\n<p style=\"margin-left:0cm;margin-right:0cm;text-align:justify\">Ainsi, d&eacute;sormais, tous les salari&eacute;s justifiant d&rsquo;une exposition &agrave; l&rsquo;amiante sont &eacute;galement admis &agrave; agir contre leur employeur (actuel ou ancien) &agrave; condition de rapporter la preuve d&rsquo;un manquement de ce dernier &agrave; son obligation de s&eacute;curit&eacute; de r&eacute;sultat et de d&eacute;montrer l&rsquo;existence d&rsquo;un pr&eacute;judice.<\/p>\n<p style=\"margin-left:0cm;margin-right:0cm;text-align:justify\">Par ailleurs, par un deuxi&egrave;me arr&ecirc;t rendu le 11 septembre 2019, la chambre sociale de la Cour de cassation a &eacute;largi le p&eacute;rim&egrave;tre du pr&eacute;judice d&rsquo;anxi&eacute;t&eacute; &agrave; tous les salari&eacute;s expos&eacute;s &agrave; une substance nocive ou toxique g&eacute;n&eacute;rant un risque &eacute;lev&eacute; de d&eacute;velopper une pathologie grave. Ainsi, le pr&eacute;judice d&rsquo;anxi&eacute;t&eacute; n&rsquo;est plus seulement retenu en cas d&rsquo;exposition &agrave; l&rsquo;amiante. <em>(Cour de cassation, Assembl&eacute;e pl&eacute;ni&egrave;re, 5 avril 2019, n&deg;18-17.442, Cour de cassation, Chambre sociale, 11 septembre 2019, n&deg;17-24.879).<\/em><\/p>\n<\/p><\/div>\n<\/article><\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>1\/ Vers la fin du feuilleton sur la conformit\u00e9 du bar\u00e8me &quot;Macron&quot;, et son plafonnement des dommages et int\u00e9r\u00eats pour licenciement sans cause r\u00e9elle et s\u00e9rieuse, aux trait\u00e9s internationaux dont la France est signataire ? Depuis maintenant plus d&rsquo;un an, on ne compte plus le nombre de&nbsp;Conseils de prud&rsquo;hommes&nbsp;ayant d&eacute;cid&eacute; d&#039;&eacute;carter l&rsquo;application du plafonnement des [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":0,"featured_media":2815,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"footnotes":""},"categories":[15],"tags":[],"class_list":["post-2814","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-publications"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.cvs-avocats.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2814","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.cvs-avocats.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.cvs-avocats.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cvs-avocats.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=2814"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.cvs-avocats.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2814\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cvs-avocats.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/2815"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.cvs-avocats.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=2814"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cvs-avocats.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=2814"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.cvs-avocats.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=2814"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}